NOS-PROPOSITIONS-POUR-UNE-VILLE-PLUS-HUMAINE

Yves Poey
Monterelaises et Monterelais de naissance ou de longue date et très attachés à notre ville nous avons décidé de nous engager dans cette campagne électorale pour réussir le changement tant attendu. La tâche qui nous attend est immense tant les erreurs de 25 ans de gestion de la ville avec la même majorité seront longues à s'effacer. La dernière en date: la construction d'un parking gratuit pour la somme colossale de plus de 6 millions d'euros. Même avec des murs végétalisés que pourrons nous faire de tout ce béton?

NOS PROPOSITIONS POUR UNE VILLE PLUS HUMAINE

L'EMPLOI


L'équipe sortante a beau claironner l'arrivée de la Société Hermès, une bonne nouvelle il est vrai, elle se montre très discrète voire muette sur l'avenir morose de la société Prysmian, ex SILEC, qui fut la troisième entreprise du Département avec près de 2500 salariés dans les années 1980. Elle emploie actuellement environ 900 salariés après avoir procédé à un plan de licenciement en 2019 qui a vu le départ de 150 employés.

Montereau 7/7 n'a jamais donné la moindre information sur cette situation dramatique. La survie de cette entreprise, connue pour son leadership dans les technologies de pointe de la très haute tension et de la fibre optique, est en jeu et doit être suivie avec la plus grande attention par la Mairie, ce qui ne semble pas être le cas. Sinon, pourquoi cette rétention d'information à la population ?

Pour mémoire, il y a une vingtaine d'années la fermeture de l'entreprise Nodet était passée totalement inaperçue dans les médias.

Les derniers chiffres INSEE consultables sur l'emploi à Montereau datent de fin 2016. On y découvre que le nombre d'emplois y est de l'ordre de 9000 dont seulement 2450 sont occupés par des salariés qui travaillent et habitent notre commune. Il y a donc 6550 emplois occupés par des salariés provenant de l'extérieur. Parallèlement, 3400 salariés quittent quotidiennement notre commune pour un emploi à l'extérieur. Cette situation montre d'une part que Montereau devient de plus en plus une ville dortoir mais aussi qu'avec près de 2000 demandeurs d'emplois il n'y a pas adéquation entre leurs formations et celles requises par les employeurs locaux. Les conditions environnementales et fiscales ne doivent pas non plus être étrangères à ces choix de ne pas habiter dans notre commune.

Cette situation prive la ville de finances et induit des transports onéreux et polluants. Il y a plus de 30 ans que cette situation perdure sans jamais avoir été élucidée. Nous voulons clairement comprendre les raisons de cette fuite des salariés et trouver les remèdes. Les emplois existent, il faut que nos concitoyens puissent se les approprier avec le soutien de notre commune.


LOGEMENT ET URBANISME


Surville est l'exemple parfait d'un gâchis immobilier sans précédent. Environ 200 millions d'euros ont été engloutis dans la réhabilitation du patrimoine immobilier. À de rares exceptions près, nombre d'immeubles et de tours ont été rasés sans explication ce qui a permis au bailleur d'évincer des locataires jugés trop encombrants ou indésirables. Ainsi a-t-on pu assister, impuissants, aux chutes des tours Lavoisier puis des terrasses d'Alembert, des immeubles construits dans les années 70 et qui auraient pu être utilisés pendant encore quelques décennies. Si l'on devait raser les constructions de plus de 40 ans d'âge, Montereau serait méconnaissable. Mais la volonté de vouloir être de fidèles serviteurs du pouvoir politique auquel on appartient a été plus forte que la raison d'être économe des deniers publics. Borloo et Sarkozy n'ont pas manqué de venir admirer le "bon travail réalisé" par notre ex édile.

Autre scandale, cette fois dénoncé par l'ancien maire selon qui le favoritisme se serait développé depuis 3 ans pour l'attribution des logements. Est-ce vraiment nouveau ? Les témoignages recueillis auprès de la population prouvent le contraire. Il convient de tourner la page et de proposer à nos concitoyens un peu plus de moralité dans l'attribution des logements et de démocratie dans la transformation de notre environnement. Les charges locatives ont, aux dires des occupants, considérablement augmenté mettant en péril le budget des familles les plus modestes. Nous reprendrons avec les bailleurs les calculs des charges. Nous mettrons également un terme au refus de prendre en considération la détresse de certaines familles qui se trouvent du jour au lendemain en situation catastrophique suite à une rupture familiale, à la situation devenant insupportable des femmes battues devant quitter le domicile conjugal, des agressions physiques du conjoint, de l'expulsion suite à la cessation des paiements des loyers et charges etc. Pour cela nous allons réserver des logements permettant à ces personnes en grande détresse de rebondir avec le soutien de la commune. Nous recenserons les logements insalubres et les remettrons en état le plus rapidement possible.

Nous pensons qu'il faut cesser de densifier massivement notre centre-ville et remettre des espaces verts partout où cela est possible.


LES FINANCES


La situation financière de la ville est restée stable tout au long de la mandature qui se termine avec un peu plus de 40 millions de recettes provenant à 90% :

1) des dotations de l'Etat et plus précisément de la dotation forfaitaire de fonctionnement, de la DSU dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale qui tient compte de la pauvreté de notre commune. À cela, s'ajoutent les dotations de péréquations de solidarité des communes riches de la région et du département.

2) de la fiscalité locale qui est pour l'essentiel de la compétence du Conseil Municipal qui définit les taux d'imposition.

Au final notre commune, avec des ressources de près de 2100€/habitant fait partie des communes les plus dotées du département, loin devant les villes qui nous entourent telles Fontainebleau, Provins, Nemours voire Avon et Dammarie Les Lys.

En 2016, derniers chiffres de l'INSEE, seulement 34% des ménages fiscaux étaient imposés et le revenu médian inférieur à 15000€/an (50% des foyers fiscaux ont moins de1250€/mois pour vivre).

Quant aux montants des emprunts contractés par la ville, ils ont fortement augmenté en raison notamment de la création du parking couvert en centre ville. Rappelons que la garantie de la commune sur les emprunts pris par l'OPHLM dépasse les 70 millions d'euros. Un montant qui pourrait se révéler catastrophique pour les finances de la ville.

En résumé, Montereau est une ville riche dont les habitants sont pauvres !
Nous ferons réaliser un audit financier tant 25 ans avec la même majorité peut révéler des surprises.

Nous proposons de réduire les dépenses de fonctionnement de 20% sur la durée de la mandature notamment en :
1) limitant des frais d'études confiées à des bureaux et cabinets extérieurs
2) supprimant les subventions exceptionnelles fantaisistes
3) appliquant le quotient familial pour déterminer les tarifs des services pris en charge par la commune
4) analysant des emplois communaux
5) réduisant la part du budget communication.
6) publiant mensuellement le journal communal.
Les taux d'imposition communaux baisseront de 30% sur la durée de la mandature.



TRANSPORT ET CIRCULATION


Les ponts d'Yonne et de Seine constituent actuellement le passage obligé pour aller de la ville haute à la ville basse et vice-versa. Maintes fois détruits, ils ont pour la dernière fois été reconstruits vers 1955, une époque où la circulation routière était bien réduite. De surdimensionnés qu'ils étaient, ils sont devenus sous-dimensionnés et dangereux pour les déplacements des piétons et des cyclistes. Et pourtant ce sont des centaines d'habitants qui, quotidiennement les empruntent, subissant diverses nuisances (bruit, gaz d'échappement et parfois projections d'eau). À cela s'ajoute le ressenti d'insécurité de la part des cyclistes confrontés aux vitesses excessives des voitures et des poids lourds.

Nous proposons d'examiner avec le Conseil Départemental la réalisation d'encorbellements bilatéraux sur les 2 ponts. Il s'agit de structures métalliques légères pour supporter la traversée des ponts par les piétons. Les ponts étant propriété du Département, les frais d'étude et la réalisation d'un tel aménagement lui incombe. La participation de la commune et de la CCPM sera bien évidemment indispensable. Nous ne doutons pas qu'il faudra beaucoup d'énergie pour faire bouger les collectivités impliquées dans un tel projet. Un projet toutefois nettement moins onéreux qu'un nouveau pont en aval de ces derniers.

La cerise sur le gâteau serait de recouvrir ces encorbellements de manière à protéger les piétons.

Pour obtenir une circulation apaisée tout le centre ville sera placé en zone 30. Il en sera de même dans Surville

Une réglementation non appliquée ne servant à rien, après une phase d'information et de vives recommandations, les forces de l'ordre seront invitées à sévir systématiquement. Il en sera de même pour la circulation des poids lourds traversant les quartiers qui leur sont aujourd'hui interdits.

La gratuité de l'autoroute A5 de Melun jusqu'au péage de Marolles serait une bonne solution pour limiter la circulation de ceux qui ne font que traverser notre commune en empruntant la RD 605. Nous nous rapprocherons de la Région et de la Société des Autoroutes qui exploite l'A5 pour chiffrer le manque à gagner qui en résulterait.

Le vélo prendra toute la place qui lui revient pour arriver à une part modale de 20% d'ici 2030. Autrement dit un déplacement sur 5 se fera en vélo (à Copenhague, c'est un déplacement sur 3 !). Cet objectif nécessitera la réalisation d'un réseau continu et cohérent sur tout le territoire de la commune. Des vélos à assistance électrique seront mis à la disposition des habitants, mais aussi de la police municipale appelée à se déplacer proprement.

Enfin, grand projet de la mandature à venir, nous allons mettre en place la gratuité des transports en commun sur tout le territoire de la commune, et cela, pour une mixité de brassage indispensable à notre cohésion sociale, mais aussi pour réduire la part modale des déplacements en voiture et réduire d'autant les émissions de gaz à effet de serre.

Une telle expérimentation a déjà vu le jour avec beaucoup de succès dans des agglomérations de tailles très différentes. La dernière en date, Dunkerque où la part des déplacements en bus a augmenté de 80% tandis que 25% des automobilistes ont renoncé à prendre leur voiture. Le commerce de centre ville s'en est trouvé relancé après seulement une année d'expérimentation.

Voilà un immense projet auquel nous souhaitons associer toute la population et redonner à la ville le plaisir d'y travailler et d'y vivre.



UN COMMERCE DU CENTRE VILLE MORIBOND



Tout a commencé par la création de la ZAC de la Sucrerie, puis ce fut l'implantation du Centre Commercial du Bréau avec en particulier la mise en place par le Sitcome d'un service gratuit de navettes entre la ville basse et la ZAC "Emplet Express" partiellement à la charge des commerçants (une démarche suicidaire pour eux !).

Plus récemment "Grand Frais" a vu le jour.

Depuis l'arrivée de ces grandes surfaces, le commerce de proximité n'a cessé de décliner.

Maintenant les élus sortant voudraient nous faire croire qu'avec toutes ces grandes surfaces aux portes de la ville ils ont la solution pour redynamiser le commerce du centre ville. Qui est encore assez naïf pour leur faire confiance ? Pas nous en tout cas!

Que conclure ?


Le mal est fait et ce ne sont pas les dispositions fiscales envisagées qui vont faire revenir en centre ville les commerces disparus. Le commerce de centre ville est mort et les fossoyeurs vous mentent en prétendant le contraire.

Toutes les actions engagées à ce jour ont échoué.

Que faire ?


Si l'espoir de revenir au temps du commerce des années 80 est illusoire il y a tout de même des possibilités de croissance qui n'ont pas été exploitées, parmi celles-ci, le tourisme.

En premier lieu le tourisme fluvial. La capitainerie a disparu. Son retour est indispensable.

Les plaisanciers ne disposent pas des informations dont ils ont besoin sur les commerces. Ils ne font que passer, laissant derrière eux des déchets qui seront traités aux frais de notre commune.

L'office de tourisme doit revenir en centre ville.

Tout cela n'est pas suffisant. L'attractivité de la ville passe par des changements profonds: 1) Repenser la ville, toute la ville : son plan de circulation, le stationnement, la généralisation des zones 30...
2) Favoriser son embellissement, le ravalement des façades doit être une priorité,
3) Développer la part modale des déplacement non-polluants,
4) Interdire la circulation aux poids lourds en centre ville aux heures ouvrées
5) Créer une aire de logistique hors agglomération pour les approvisionnements des commerces et des particuliers





Pour les commerçants, nous supprimerons les charges nouvelles créées ces dernières années comme celles des enseignes ou encore la taxe d'occupation temporaire du domaine public. Cette dernière mesure s'appliquera sur tout le territoire de la commune afin de réduire le coût des ravalements.

Le tourisme vert est totalement inexistant dans tout le canton alors que nous disposons de chemins de halage qui ne demandent qu'à être aménagés sur l'Yonne et la Seine. Nous créerons des infrastructures cyclables qui contribueront à donner un nouvel essor à l'hôtellerie et à la restauration comme c'est le cas dans le Bordelais, les Pays de Loire ou encore la Vendée.



OÙ EN EST LA MIXITE SOCIALE A MONTEREAU?



La mixité sociale consiste, en une zone géographique donnée, à permettre à des personnes issues de milieux sociaux différents de se côtoyer, ou de cohabiter et ainsi de créer des quartiers hétérogènes peuplés d'habitants distincts par leurs revenus ou leurs origines.

Actuellement, la mixité sociale existe partiellement en ville basse, mais absolument pas à Surville.

Ce concept de mixité sociale a été complètement ignoré par nos élus pendant les 50 dernières années, en fait depuis le projet de création de 3 pôles économiques à Meaux, Melun et Montereau. L'urbanisation de Surville a commencé à la fin des années 1960, mais comme chacun sait le développement économique espéré n'a pas eu lieu laissant une forte population sans emploi. Ce fiasco s'est traduit par un chômage en progression jusqu'à nos jours. Le plan Borloo, très bien dans son principe (le un pour un, un logement détruit /un logement créé) a montré ses limites en restant mis en oeuvre sur les mêmes territoires. Ainsi observe-t-on que sans délocalisation, il conduit à maintenir un même taux de logements sociaux. C'est le cas à Surville où l'on a remplacé, souvent à tort, des immeubles qui auraient pu être restaurés par de nouveaux collectifs.

Là aussi, le mal est fait. Les nouveaux logements sociaux existent et d'autres sont mêmes programmés prochainement. Autant dire que l'espoir de voir cohabiter des populations différentes par leur revenu et leur culture n'est pas pour demain.

Que faire ?


Nous proposons de développer la mixité sociale non par l'habitation mais par le brassage en favorisant les déplacements de la population entre la ville haute et la ville basse. Pour atteindre cet objectif nous allons mettre en place un réseau de transport gratuit dans toute la commune et améliorer la circulation pour favoriser les déplacements non-polluants, vélos, trottinettes etc. Comme c'est le cas à Dunkerque, Compiègne… nous devrions voir redémarrer le commerce du centre ville, se réduire la circulation et limiter la pollution.

La construction de la grande salle de spectacle tant attendue depuis 35 ans pourrait voir le jour sur les hauteurs de Surville sous réserve de l'absence de contraintes techniques (il existe des cavités en souterrain) et financières (les contrats déjà signés). Espérons qu'il n'est pas trop tard! Ce serait à n'en pas douter un élément important pour notre cohésion sociale en apportant la Culture à une population fortement touchée par le chômage, la violence et le trafic de drogue.



LA SANTE



Comme beaucoup de communes Montereau rencontre les pires difficultés pour disposer d'un corps médical répondant aux besoins de la population.

Pour réduire leurs frais de gestion et pouvoir prendre des congés les médecins se sont organisés en cabinets médicaux. Les visites à domicile ne se faisant plus qu'exceptionnellement et la disponibilité des praticiens dans la journée ayant été réduite, les recours aux services urgences ont explosé. Les hôpitaux ne s'étant pas préparés à cette nouvelle affluence se sont trouvés débordés d'où les interminables files d'attente.

Pour pallier à cette problématique, nous avions demandé, en 2014, la création d'une maison de santé. Il aura fallu attendre près de 6 ans pour que la première maison de santé soit construite à Surville. Attendons les premiers résultats pour en mesurer l'efficacité.

Une seconde maison de santé est prévue en ville basse. Nous y sommes très favorable mais élargie à d'autres spécialités médicales, dermatologie par exemple ,et paramédicales telles kinésie, dentaire, etc.

La défense de l'hôpital et de son personnel hospitalier sera au coeur de nos préoccupations, il y va de la santé de toute la population.

Dans cette optique, nous nous associerons à toutes les revendications initiées par le personnel soignant sur la défense de l'emploi et le maintien des services spécialisés.

L'assistance aux personnes démunies hospitalisées sera également parmi nos actions d'entraide aux plus défavorisés.

La loi prenant en considération l'accès des handicapés et personnes à mobilités réduites dans tous les établissements publiques sera enfin appliquée. Leurs déplacements en ville seront sécurisés.

Nous serons à l'écoute des revendications des personnes en situation de handicap et de leur famille afin de faciliter leur vie au quotidien et leur apporter tout notre soutien.



LA JEUNESSE



Actuellement l’offre concernant la jeunesse et plus précisément celle des 13-20 ans est trop peu fournie et, dans ce qui est déjà mis en place, il y a un réel problème de communication et d’information là-dessus. En effet une seule structure accueillant les 13-17 ans est ouverte en ville haute (MASC : Maison d’Animation Socio-Culturelle) et rien en ville basse, à croire qu’il ne s’y trouve aucun jeune.

Nous proposons donc de créer des maisons de quartiers dédiées à la jeunesse en ville haute et en ville basse afin de garantir un accueil de qualité pour nos jeunes. Pour cela nous élargirons la demande aux 13-20 ans et nous proposerons des horaires plus larges de ces structures. Nous remettrons en place les camps de vacances très attendus par nos jeunes.

Nous reconduirons et renforcerons les dispositifs existants (aide au permis de conduire, chantiers jeunes …) et en proposerons d’autres comme la formation au BAFA, la formation aux premiers secours (PSC1), la sensibilisation et les actions citoyennes sur l’environnement … Nous apporterons également un accompagnement aux jeunes en termes de recherche d’emplois, de formations, de recherches de stages et de création d’entreprise et nous créerons un annuaire des entreprises locales pour faciliter leurs recherches.

Nous mettrons également en place des actions de prévention (harcèlement, cyber-harcèlement, addictions, sexualité, rappel à la loi, sécurité routière …)

Nous pourrions mettre en place avec le service de médiation un dispositif pour les élèves exclus.

Pour réussir tout cela nous devrons améliorer la communication et l’information de tous ces dispositifs en améliorant la partie numérique avec la création d’un site regroupant toutes les structures jeunesse, les services, les sites, les dispositifs qui seront mis en place afin de garantir une meilleure visibilité et une qualité de contenu.

Nous devons remettre cette jeunesse à la place qu’elle doit avoir, à savoir d’être écoutée et prise en compte dans les projets de la ville. Nous devons valoriser tous les talents (sportifs, culturels, artistiques …) en soutenant leurs initiatives et en les accompagnant au mieux dans leur parcours.



LA CULTURE



Il aura fallu attendre 20 ans pour que l'ancien Maire reconnaisse le gouffre financier du festival de Montereau. C'est entre 10 et 20 millions d'euros qui sont sortis des caisses de la ville pour boucler le budget du festival et satisfaire l'ambition personnelle du premier magistrat de la ville. Avec cette manne, la salle de spectacles tant attendue serait construite depuis de longues années. Ce qui est cocasse, c'est de lire sous la plume de l'ex édile, sa volonté de rétablir le festival, justement arrêté par l'actuel maire, en différenciant la tarification selon que l'on est monterelais ou non et en cherchant des sponsors. Quel aveu :

Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt?


Pourquoi ne pas avoir écouté l'opposition municipale qui réclamait l'équilibre financier?

Ceux qui assistaient à ces réunions du Conseil Municipal se rappellent sûrement du climat délétère dans lequel nos propositions étaient rejetées.

Aujourd’hui, nous proposons de ne pas revenir sur ce festival. Tous les organisateurs de festivals ont du mal à boucler leur budget. Il y a d'autres priorités pour notre population. En premier lieu la construction de la salle de spectacle. On en parlait déjà il y a 35 ans. Elle sera construite d'ici la fin de la mandature sur un lieu qui sera réexaminé. Le ciné club reviendra à Montereau après 10 ans d'exil au Bréau.

Les manifestations culturelles existantes seront maintenues et les initiatives individuelles et associatives vivement encouragées.

Les sorties culturelles seront maintenues, MAIS avec une tarification adaptée aux ressources.



LA VIE ASSOCIATIVE



Véritable moteur de la cohésion sociale, nos associations bénéficient d'un soutien très différencié selon qu'elles sont ou non proches du pouvoir municipal. Nous rétablirons l'équité entre elles et surtout nous ne nous contenterons pas d'un simple soutien financier. Tout en leur laissant l'indépendance indispensable au bon fonctionnement nous nous impliquerons dans leurs projets pour en élargir le champ et apporter les subsides nécessaires.

Nous accorderons systématiquement une tribune aux associations dans le bulletin mensuel d'informations.

Les frais d'inscription aux activités sportives et culturelles seront baissées de 50%.

Nous accorderons des aides financières aux sportifs de haut niveau.

L'organisation de la fête du sport sera revue

Nous avons l'ambition d'afficher Montereau ville sportive. Il y a une vingtaine d'années notre équipe féminine de basket se distinguait en N3 et portait haut les couleurs sportives de notre cité. Depuis, exceptés les sports de combat il n'y a plus de fleurons du sport. Il faut repartir avec des ambitions nouvelles. Nous y contribuerons activement.



LA DEMOCRATIE LOCALE



Les réunions du Conseil Municipal devraient être le lieu privilégié des échanges entre la population et les élus, le lieu où se prennent les grandes décisions et où l'on rend compte de la situation de nos actions. Il n'en est rien aujourd'hui. Tout est bouclé avant que ne commencent les réunions du Conseil Municipal. 50 voire 70 décisions (résolutions) sont susceptibles d'être prises en 10 minutes. Comment dans ces conditions intéresser la population ? À juste titre, ceux qui ont tenté d'assister à ces réunions n'ont pas renouvelé cette expérience devant l'absence de discussions et de commentaires. L'opposition, dans ses interventions n'étant non seulement pas écoutée, mais moquée systématiquement quand elle n'est pas ignorée, ces réunions se déroulent devant des bancs vides, le public a disparu depuis 25 ans.

Le changement consistera en des explications claires et précises des délibérations à prendre et une tournée questions en fin de conseil.

Nous allons créer des commissions de quartiers composées de citoyens et d'élus du quartier chargés de faire remonter les remarques et propositions de la population. Les comptes rendus de ces réunions seront affichés sur les panneaux municipaux. Les décisions prises et l'avancement des actions seront également affichés sur ces mêmes panneaux.

Pour les grands projets nous ferons des référendums d'initiative citoyenne.

Le conseil municipal des jeunes existant sera également maintenu. Ces jeunes seront invités aux réunions du Conseil Municipal pour voir et écouter leurs aînés.



L'ENVIRONNEMENT



Le réchauffement climatique est bien réel. Il entraine la fonte des glaciers, la montée des océans, des incendies en cascade et des flux migratoires incontrôlables. Il faut absolument réagir. Chacun d'entre nous doit faire l'effort de participer à la défense de notre environnement. Pour sa part la commune doit donner l'exemple. Voici notre plan d'actions.

Les transports gratuits permettront de réduire la circulation automobile et ainsi limiteront les émissions de gaz à effet de serre. Les véhicules propres, électriques ou utilisant l'hydrogène comme carburant, seront mis en circulation le plus rapidement possible.

L'augmentation de la part modale des mobilités actives, marche et vélo, entrainera une diminution du parc des voitures en circulation. "Ma voiture au garage, je me déplace proprement" pourrait être le message fort de la commune à ses administrés.

La collecte des déchets verts, 29% en poids de la totalité des déchets ménagers, aura un fort impact sur la quantité d'effluents de l'incinérateur de notre zone industrielle. Il faut rappeler que cet incinérateur traite les déchets de 138 communes. Malgré les protections et les contrôles certains gaz de combustion partent dans l'atmosphère et sont respirés par la population avec des conséquences que l'on ignore.

- Nous réduirons le parc automobile des services municipaux en ne conservant que ceux qui sont indispensables et en les remplaçant progressivement par des véhicules propres.

- Nous envisagerons de faire faire un audit carbone sur toute l'activité des services municipaux.

- Nous procéderons progressivement aux isolations thermiques des bâtiments communaux.

- L’utilisation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux sera soumise à étude ; son bilan carbone devra être connu avant toute décision.

Des espaces verts verront le jour chaque fois que cela sera possible (récupération de friches par exemple) -

Les enfants des écoles communales suivront une formation spécifique à la défense de notre environnement dans le cadre des activités périscolaires.

Tout sera fait pour sensibiliser les adultes à avoir un comportement éco-responsable pour la sauvegarde de notre planète.



Voilà un ensemble de projets individuels et collectifs qui, au final, vont nous permettre d'approcher l'excellence en matière environnementale. La métamorphose qui va s'opérer rendra notre ville plus belle, plus séduisante et plus attrayante pour l'emploi, le logement et la qualité de vie. Telle est notre